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Vol d'onde du 24 Novembre

Le 24 Novembre 2018 Vent de sud et recherche de l'onde au dessus d'Itxassou

Ce jour là , le vent du sud avait soufflé fort le matin et les lenticulaires signalaient une bonne ondulation de la masse d'air. Cependant, comme toujours en vent de sud à Itxassou se posaient deux questions, étant entendu hélas,que les conventions avec les riverains empêchent tout décollage le matin lorsque c'est calme :
- Le vent au sol ne sera t'il pas trop fort pour décoller sur une piste orientée 26/08 ?
- Y aura t'il possibilité de trouver le "trou" qui permet de communiquer entre ondelette inférieure qui est créée par les reliefs proches qui souvent culmine autour de 1.700/1.800 m et l'onde générale ?
C'est avec ces questions que nous embarquons dans le Janus, Patrice Boudier et moi , le vent s'étant calmé autour de 10/15 nœuds.
Le décollage s'effectue bien, et nous plongeons derrière le remorqueur pas très rassurés tout de même dans le trou d'air qui est créé au nord par le porte-avion qu'est le terrain d'itxassou, en travers du vent de sud.
Deux planeurs décollés avant nous cherchent le bas de l'onde au dessus du Pas de Roland à 1.200 m et la formation d'un rotor au dessus d'eux semble montrer qu'il faut chercher vers cet endroit.
Le remorqué tape dur, ce qui est bon signe et arrivé à 800 m nous larguons dans du 3m. Hélas ca ne dure pas longtemps et nous voilà en quête du moindre vario positif en sous laminaire. Chaud pour ceux qui connaissent et le seul moyen de monter dans ces conditions est que dès qu'on entre dans un souffle positif il faut se mettre sur la tranche pour capter cet air ascendant. Mètre par mètre en virage resserré, on arrive à 1.600 m, vers le Baigurra, dans un air parfois laminaire, mais qui est très localisé et se met à taper dès qu'on en sort, preuve que nous sommes dans des ondelettes de basse couche.
Nous commençons la recherche classique: avancer doucement vers le vent, surveiller le rotor pour voir où il se crée, car avec le vent qui est de 50 kms/h il se déplace en fonction des rafales. Le vent à cette altitude, s'est orienté vers le sud-ouest et on se rend compte qu'avec cette légère rotation du vent qui provoque une forte zone turbulente, il faut aller plus au sud et en s'approchant des falaises du nord de l'Iparla on voit de toutes petites nuelles se former au dessus. Bingo !
On s'approche, ca remue toujours, mais les ascendances passent à 4m /5 m et ont tendance à nous éjecter du cœur de la pompe. Alors on joue: 110 kms au badin, 50°/55° d'inclinaison et l'altimètre se transforme en chronomètre.Les 2.000 m sont franchis . Un rotor nous offre une éphémère " gloire du pilote" (étais-ce le Père Noël qui faisait des essais de glisse ?) et à 2.200 m d'un seul coup ca ne tape plus, on stabilise, ralentit face au vent et ca y est, la sieste peut commencer dans un air totalement calme avec un vario à 2m.
Au loin les Pyrénées se découvrent comme présentées sur un tapis de ouate du à l'humidité des basses couches. Les premières neiges en peignent les sommets.
Maintenant il faut surtout observer les lenticulaires, les rotors du bas étant certes des indicateurs, mais pas vraiment fiables en raison de cette rotation du vent en dessous. On met le cap vers le sud est: Jara, Iparla, mais bizarrement les zones ascendantes sont courtes de l'ordre de 4/5 kms. On se stabilise vers 3.300 m, mais il fait froid. Il faut avouer que ni Patrice ni moi nous étions équipés pour se promener dans du -10°. On décide donc de rester en local et de toute façon on se fait fusiller dès qu'on essaie de trouver le ressaut plus au sud et après avoir fait deux essais en se retrouvant à 2.000 m et être remontés à peu près au même endroit
entre les falaises sud Arzamendi et Ossès. On profite donc du paysage magnifique, les Pyrénées au loin, les montagnes au dessus de Pampelune et la côte landaise qui se perd dans l'écume de l'océan ,tout en faisant quelques manœuvres, le Janus répondant avec souplesse à nos sollicitations. Quelle superbe machine !
Nous commençons à avoir froid et nous décidons de descendre vers le nord ouest direction la Rhune en vérifiant notre altitude pour ne pas emplafonner la TMA.
Trop bas pour pouvoir atteindre la Rhune et revenir en sécurité, d'autant plus que la séance pour monter nous avait contenté en émotions.
Allez retour au bercail avec des images plein les yeux.
Max Granereau
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